Contre la Croatie, le Maroc a été solide mais pas très offensif – .

Contre la Croatie, le Maroc a été solide mais pas très offensif – .
Contre la Croatie, le Maroc a été solide mais pas très offensif – .
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Personne ne s’étonnera de dire que Walid Regragui est un entraîneur pragmatique, capable de renoncer à certaines idées quand il pense que son équipe sera meilleure. Le point acquis face à la Croatie, ce mercredi 23 novembre, en est une illustration.

Après avoir fait le bilan du match (0-0) qui s’est joué sur la pelouse du stade Al Bayt, le coach a visiblement préféré la rigueur à la prise de risque. Cela dit, nous ne pouvons fermer les yeux sur certaines défaillances du service marocain.

Il s’agit donc de marquer la différence entre les chiffres de la sélection et la trace qu’elle a laissée. Car si ce point préserve les chances d’une nation qui aspire à accéder au second tour, le niveau technique général des nationaux est, selon l’analyse des statistiques, insuffisant.

Grande capacité à se réorganiser lorsque le ballon est perdu.

Exprimons tout de suite ce qui fortifie l’espérance : l’énorme performance de l’organisation défensive et la grande capacité de réorganisation de l’équipe nationale lorsque le ballon est perdu.

Déployé sur un système 4-3-3, modulaire en 4-1-4-1 en phase défensive, le bloc défensif marocain a formidablement résisté aux quelques débordements croates.

Il est vrai que le bâtiment ne s’est pas effondré une seule fois, c’était presque un de trop. Mais Yassine Bounou a montré des réflexes excitants pour garder ses coéquipiers dans le match (46e).

Cela dit, le Maroc a globalement a remporté la bataille du milieu de terrain. Cela se reflète dans les duels gagnés (113), c’est 27 de plus que les Croates. Ces duels se sont pour la plupart gagnés au milieu de terrain (Quatre cinq%).

La clé de cette supériorité est symbolisée par deux éléments. le premier est en la densité du bloc défensif de l’équipe, qui ont patiemment attendu les Croates dans leur moitié de terrain. Plus de la moitié (55%) les ballons récupérés par le Maroc étaient dans leurs 30 mètres (44).

Amrabet et Amellah garants de l’équilibre défensif

La seconde réside dans l’orientation du corps des joueurs. La ligne directrice de la défense marocaine a toujours été couper à l’intérieur des passes. Dans ce contexte, Soufiane Amrabat c’était le plus utile. De par son volume de jeu et son sens du placement, le milieu défensif a récupéré 12 ballons, son équipe et sa fiche de match. Bien aidé par la pression intense sur le porteur de Selim Amallah, recordman de la pression défensive (80).

Les milieux de terrain marocains ferment la voie de dépassement intérieure et récupèrent le ballon

Cette activité intense des deux milieux marocains a pris le relais du défenseur central composé d’Aguerd et Saïss. Mais ce dernier n’a pas démérité. La défense centrale de la sélection a même été impériale (22 dégagements), comme l’attitude défensive de Youssef En-Nesyri.

L’avant-centre sévillan a été le premier défenseur de l’équipe. A été l’auteur de 70 sprints, record du match, dont la plupart sont destinés à gêner le premier receveur adverse, en vue de rompre la relation entre la défense croate et son milieu de terrain.

Très mauvaise qualité d’occasion.

Les Marocains ont fait tellement d’efforts défensifs pour combler les écarts et rester compacts qu’ils ont manqué de lucidité pour faire plus de dégâts en transition. En fait, il y a ce constat que les nationaux n’ont pas pu semer le danger dans la défense croate, ni en contre (11′), ni en attaque placée (55′).

A. Ounahi aurait dû choisir le virage sur sa gauche, mais a préféré alerter H. Ziyech entouré de quatre adversaires.

En témoigne la qualité de ses occasions qui était très faible. Selon les objectifs attendus (xG 0,25), l’occasion la plus claire (0.09xG) C’était la tête plongeante de N. Mazraoui, qui avait plus de chance de manquer que de finir au fond des filets.

Plusieurs raisons à cela. Tout d’abord, Ceux de Regragui n’ont pas réussi à trouver suffisamment d’espace entre les lignes. ils viennent de le faire 18 passages au total dans le dernier tiers opposé. Ce manque de précision dans son choix a mécaniquement impacté la fluidité et la construction des attaques.

Ensuite, les hommes de Walid Regragui ne parvenaient pas à bien sortir les ballons en séquence ni à les tenir au point, faute de mouvement ou de densité. (3,49 passes par possession). Presque la moitié (46%) les chiffres d’affaires étaient sur la ligne médiane (44 balles).

Ziyech est celui qui a le plus triché (12), suivi par Ounahi et Amallah (10 chacun). Pourtant, ces trois-là sont censés être les garants de la technique collective marocaine. Ajoutez à cela le fait que nos défenseurs centraux étaient les milieux de terrain de notre équipe, toucher le plus de balles. Dans ces conditions, difficile d’inquiéter l’adversaire.

La performance timide de Hakim Ziyech

D’un autre côté, L’arrière droit de l’attaque marocaine n’a pas été aussi performant que d’habitude. En cause, la contre-performance de Hakim Ziyech. Le gaucher n’a touché qu’un tiers de ses actions. Manqué 4 passes sur 10 (28/19 à 68%) et 4 passes longues sur 7 (43%).

De ce fait, il a rarement réussi à retrouver son agresseur. Yassine Bounou a aussi donné à En-Neysiri autant de passes décisives qu’à Ziyech (2). Alors que l’ailier n’a jamais réussi à le trouver à la croisée des chemins. Résultat, l’attaquant de la sélection n’a jamais trouvé le cadre (1 tir dévié).


Bref, c’est encore une petite opportunité gâchée dans un monde où les surprises sont quotidiennes. Le Maroc ne doit pas oublier de lâcher prise pour briller dans un groupe homogène. Si la tendance est de continuer dans ce système de jeu contre la Belgique, le staff technique de l’équipe devra sûrement réfléchir à des détails pour apportent plus de danger aux cages adverses.

Car jouant exclusivement contre les Belges avec une défense tout sauf hermétique, le Maroc peut éviter le cauchemar d’une élimination précoce, mais il n’est pas sûr de pouvoir rêver de huitièmes de finale sans plus d’initiatives offensives.

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Analyser les performances des équipes et des joueurs, Médias24 se base sur une série d’indicateurs technico-tactiques voici le glossaire :

– Assistances attendues (xA): la somme des valeurs xA de toutes les passes décisives. xA désigne la valeur d’une passe potentiellement convertible en buts. Il est basé sur un palmarès de plusieurs centaines de milliers de passes décisives ;

– Objectifs attendus (xG) : la somme des valeurs xG de tous les coups. xG est utilisé pour mesurer la probabilité qu’une chance se transforme en but. Il est basé sur un historique de plusieurs centaines de milliers de clichés ;

Buts encaissés attendus (xCG) : la somme des valeurs xCG de tous les coups subis par une équipe. xCG est la probabilité qu’une équipe concède un but ;

– Intensité de pressage (PPDA) : donnée qui permet de quantifier l’intensité de la pression dans les deux tiers du champ opposé ;

– Intensité des défis. : nombre d’actions défensives (duels défensifs, duels balle perdue, interceptions, tacles) par minute de possession du ballon adverse ;

– Assiste : nombre total de passes menant à un but ;

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– Deuxième passes décisives : nombre total d’avant-dernières passes avant un but ;

– Passe-clés : nombre total de dernières passes précédant le tir d’un coéquipier ;

– Rythme de jeu : nombre de passes d’équipe par minute de possession ;

– Passes réussies au dernier tiers : nombre total de passes réussies de l’extérieur du dernier tiers au dernier tiers ;

– Passes réussies vers la surface de réparation : nombre total de passes réussies depuis l’extérieur de la surface de réparation adverse dans la surface de réparation adverse ;

– Attaques avec des tirs : le nombre d’attaques se termine par un seul coup ;

– Distance de tir moyenne : distance moyenne de tous les tirs de l’équipe vers le but adverse ;

– Ligne de formation moyenne : position moyenne des joueurs sur les actions de l’équipe avec le ballon;

Dégagements : nombre total d’autorisations défensives ;

Coups de coin : nombre total de corners ayant abouti à un tir en l’espace de 14 secondes ;

contre-attaques avec des tirs : nombre total de pauses rapides effectuées en un seul coup ;

Coups francs avec tirs : Nombre total de lancers francs effectués par l’équipe qui a effectué le lancer franc en 14 secondes ;

Duels : nombre total de duels offensifs, défensifs et aériens ;

Pertes de balles (élevées) : nombre total de turnovers dans le dernier tiers adverse ;

Pertes de balles (faibles) : nombre total de turnovers dans le premier tiers du terrain de l’équipe en possession du ballon ;

– Pertes de balles (moyennes) : nombre total de rotations au niveau du cercle central ;

– Pertes (propre moitié) : nombre total de rotations dans sa propre moitié de terrain ;

– Billets pour la surface de réparation : nombre total d’entrées dans la surface de réparation au moyen d’une passe, d’un centre ou d’un dribble ;

– Attaques faites avec des tirs : nombre total d’attaques effectuées où la possession s’est terminée par un tir ;

– Les possessions qui atteignent la surface opposée. : nombre total de possessions qui se sont soldées par une action réussie dans la surface de réparation adverse ;

– Possessions atteignant la moitié de terrain adverse : nombre total de possessions qui se sont terminées par une action réussie dans la moitié de terrain adverse ;

– Passes progressives réussies : nombre total de passes réussies permettant de progresser vers le but adverse ;

– Courses progressives réussies : nombre total de runs réussis permettant de progresser vers le but adverse ;

– Récupérations élevées : nombre total de récupérations dans le dernier tiers adverse ;

– Faibles récupérations : nombre total d’excavations dans la propre moitié;

– Récupérations moyennes : nombre total de récupérations de possession au niveau du rond central ;

– Coups de pied arrêtés avec coups : nombre total d’attaques lancées sur coups de pied arrêtés qui se terminent par un tir ;

– Tirs bloqués : nombre total de tirs bloqués par l’adversaire ;

– Tirs depuis la surface de réparation : nombre total de tirs tirés depuis l’intérieur de la surface de réparation adverse ;

Tirs au but depuis la surface de réparation : nombre total de tirs au but depuis l’intérieur de la surface de réparation adverse ;

- Analyse contre Croatie Maroc était solide mais peu offensif

Contre Croatie Maroc été solide mais pas très offensif

 
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